La vitamine C

Quels effets ? Antioxydante, antifatigue, la vitamine C intervient également dans la formation des anticorps. Les études effectuées montrent qu'elle diminue significativement la durée du rhume et l'intensité des symptômes. Les effets maximaux seraient obtenus à la dose de 1 gramme par jour. A savoir : -#gt; La vitamine C peut être associée à un antihistaminique pour contrebalancer les effets sédatifs de ce dernier mais aussi pour stimuler le système immunitaire. -#gt; Prudence en cas d'insuffisance rénale. -#gt; Les fumeurs ont un besoin accru en vitamine C, même en dehors des épisodes infectieux. - L'aspirine et les AINS

Ils sont intéressants pour leur effet antipyrétique et anti-inflammatoire en présence de fièvre, de céphalées ou de maux de gorge. A savoir : -#gt; Certaines spécialités anti-rhume contiennent aussi des AINS. Attention aux associations inutiles risquant de provoquer un surdosage !

- Le paracétamol Antipyrétique et antalgique, il est fréquemment inclus dans les spécialités destinées à combattre le rhume. SPÉCIALITÉS PER OS INDIQUÉES DANS LE TRAITEMENT DU RHUME ET DE LA CONGESTION NASALE Le traitement par voie locale Il s'utilise toujours après un mouchage et un nettoyage soigneux du nez à l'aide de sérum physiologique ou d'eau de mer, pour assurer le contact des actifs avec la muqueuse. - Les gouttes nasales Les spécialités actuellement disponibles contiennent des antiseptiques : Biocidan, Rhinédrine, Euvanol, Soufrane, Désomédine...

- Les inhalations Les inhalations à la vapeur chaude optimisent la pénétration des actifs au niveau de la muqueuse nasale. La plupart des spécialités pour inhalation sont formulées à base d'huiles essentielles (Aromasol Plantes et Médecines, Balsolène Cooper, Essence algérienne...) et contiennent des dérivés terpéniques - à utiliser avec prudence en cas d'antécédents de convulsions. Les inhalations se pratiquent 1 à 3 fois par jour. Pour assurer la diffusion des actifs, il est important de ne pas s'exposer à de fortes variations de température dans le quart d'heure qui suit le traitement. POUR APPROFONDIR Les étiologies les plus fréquentes Les virus Plus de 200 virus peuvent être à l'origine d'un rhume. - Physiopathologie Les virus pénètrent dans les cellules de la muqueuse nasale où ils se multiplient. La lésion due à l'infection des cellules déclenche la libération de médiateurs chimiques et plus précisément de prostaglandines, de bradykinines, d'histamines et de leucotriènes, responsables de l'augmentation de la sécrétion muqueuse, de la dilatation des vaisseaux sanguins et de l'oedème muqueux. Avec à la clé obstruction nasale, écoulement et éternuements.

- Immunité L'immunité suite à une infection par un Rhinovirus reste locale et de courte durée. Il n'y a donc pas de virémie lors de la rhinite. La protection immunitaire conférée ne concerne bien sûr qu'un seul type de virus et n'évite pas l'infection par un autre type de virus. Ceci explique donc les récidives constatées. Les allergènes Les symptômes du rhume peuvent également être déclenchés par une réaction allergique. - Pollens et autres allergènes De nombreux allergènes peuvent être mis en cause. A commencer par les pollens responsables du fameux « rhume des foins » ou rhinite pollinique, typiquement saisonnière. Mais la rhinite allergique peut aussi se manifester tout au long de l'année (rhinite perannuelle) lorsqu'elle est due à des acariens, des poils d'animaux domestiques ou des polluants présents dans l'air inhalé. Dans tous les cas, il se produit un excès d'IgE, entraînant la libération d'histamines et de cytokines. - Diagnostic Le rhume est suspecté à la suite d'un interrogatoire sur les circonstances déclenchantes, suivi d'un bilan allergologique (tests sanguins et cutanés).